Spécificités et exemple

Spécificités pour les écoles et auberges de jeunesse

- Dégoût des légumes: à côté des légumes, les frites et les «nuggets» ont plus de succès auprès des jeunes. Ce choix préférentiel s’explique souvent par le goût. Le défi est donc d’initier les jeunes à la diversité des légumes et de leurs saveurs. Mais également leur proposer des préparations variées qui susciteront leur curiosité. Des stratagèmes existent pour cacher les légumes et instaurer tout doucement le légume nouveau dans l’alimentation du jeune. Le produit brut ne fonctionnant pratiquement jamais, il est temps de trouver des alternatives. Mélanger le légume au féculent peut fonctionner (purée, pané…)

- Obésité et malbouffe: avec le choix en «fast food» offert au public jeune, il n’est plus étonnant de voir les problèmes liés au poids s’accentuer. Or, il est tout à fait possible de démontrer aux jeunes que l’art de bien manger n’est pas seulement une question de temps et d’argent. Des collations et des snacks tout à fait goûteux et équilibrés sont tout à fait enviables par rapport aux produits disponibles en distributeur. Ce n’est pas parce que c’est bon pour la santé que c’est mauvais au goût, il est temps de montrer aux jeunes ce qu’il existe comme alternative. Il existe des snacks santés qui passent très bien chez les jeunes. Le tout c’est de les y confronter. Commencez par supprimer les autres snaks parce que la concurrence est trop forte.

- Petit déjeuner en défaut: beaucoup de jeunes se rendent au cours le ventre vide. Pourtant, ce carburant matinal est essentiel pour débuter une journée soutenue en activité. Instaurer des petits déjeuners sains et équilibrés au sein des établissements rencontre souvent un franc succès. Les restaurants de collectivité peuvent proposer des petits déjeuners qui s’adaptent facilement aux nombres de commandes. Sans perte d’argent et avec peu de préparation, il est possible de rendre la matiné de ces jeunes plus agréable.


Un exemple: Une éducation exemplative: International School of Brussel

L'école est un établissement privé, dispensant un enseignement primaire et secondaire général à un public très international. La restauration est concédée à la firme SCOLAREST du groupe COMPASS.

Au départ il y a une réflexion sur l'évolution de l'obésité et les mauvaises pratiques alimentaires, débuté il y a quelques années.

Dominique MEREMANS, soutenu par un groupe de travail ad hoc puis par la Direction, a été amené à repenser une bonne partie des pratiques habituelles en restauration scolaire. Il a également fallu se battre contre des habitudes bien ancrées, tant auprès des élèves que des parents.

- Concrètement: Les sodas ont finalement disparu des rayons, ainsi que les produits «Fast Food». La variété des légumes et céréales ont été élargies, des plats végétariens sont maintenant proposés. Dès 10h du matin, des légumes en sticks et des potages sont à la disposition des étudiants du supérieur. Pour ce faire, il a non seulement fallu faire évoluer les mentalités mais aussi investir dans une nouvelle cuisine adaptée à la production de plats frais minute.

- Actuellement: la restauration inclut globalement quelques 20% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique et ce sans augmentation du coût denrées. La problématique des fournisseurs a longtemps été une préoccupation majeure mais, ici aussi, on note une nette amélioration tant au niveau du service que des gammes proposées.

La démarche au niveau de la restauration s'inscrit dans un plan de développement durable au niveau de l'I.S.B. (qui se concrétise notamment par une certification «Entreprise Eco-dynamique» de Bruxelles Environnement). L'école s'est dotée d'une charte environnementale depuis 2000. A la cuisine, on sera donc également attentif à la problématique des déchets et on utilisera au maximum des produits d'entretien respectueux de l'environnement.

Recette du mois

Quiche au fenouil à la feta

Fruit et légume du mois

La Fraise

Astuce du mois

Différence entre une allergie alimentaire et une intolérance alimentaire